btp › À savoir › Louer un engin ou une grue : ce que le contrat doit dire
Heures comprises, carburant, opérateur, transport aller-retour, immobilisation, vérifications réglementaires : les six lignes qui séparent le tarif affiché du montant payé.
Une grue mobilisée deux jours pour une journée de travail, un engin facturé pendant une semaine de pluie, un transport aller-retour découvert sur la facture : la location d'engins est l'un des rares postes où le prix affiché n'a presque aucun rapport avec le prix payé. Tout se joue dans ce que le contrat dit.
Demandez systématiquement ce que l'unité de facturation contient. Les loueurs de Casablanca pratiquent le jour, la semaine et le mois, avec des bases horaires différentes.
Sur un engin lourd, l'acheminement jusqu'au chantier et son retour peuvent représenter une part significative de la facture d'une location courte. C'est pour cela qu'une location d'une journée coûte rarement un septième d'une location d'une semaine. Si le besoin est fractionné, regroupez les tâches : faites venir la machine une fois, pour une séquence de travail préparée.
Un engin présent sur site est facturé, qu'il tourne ou non. Faites écrire ce qui se passe en cas d'intempérie, d'arrêt de chantier, de panne imputable au matériel et de panne imputable à l'usage. Sur une panne du matériel, le contrat doit prévoir le délai d'intervention et le remplacement, pas seulement un numéro de téléphone.
Vérifiez qui assure quoi : le matériel lui-même, les dommages causés aux tiers, et les dommages causés à l'ouvrage en construction. Pour les appareils de levage, demandez le procès-verbal de vérification réglementaire de l'engin et l'habilitation du grutier. Un levage réalisé avec un appareil dont le contrôle n'est pas à jour engage le chantier bien au-delà du coût de la location.
Faites un état des lieux contradictoire au départ et au retour, avec photographies, relevé des compteurs horaires et niveaux. C'est la seule pièce qui vous protège contre une retenue pour dommages constatés après coup. Sur un lot de coffrage ou d'échafaudage, comptez les éléments à la livraison : les manquants se facturent au prix de remplacement, et c'est là que la facture finale surprend.
Le calcul se fait sur le taux d'utilisation prévisionnel, pas sur le prix d'achat. Une machine utilisée quelques semaines par an se loue ; une machine qui tourne en continu sur plusieurs chantiers se possède, à condition de budgéter l'entretien, le gardiennage et l'immobilisation entre deux chantiers. Entre les deux, il existe un marché d'occasion actif entre entreprises de Casablanca, particulièrement en fin de chantier sur les lots de coffrage, d'étaiement et d'échafaudage, qu'une entreprise préfère souvent céder que stocker.
Une seule demande, et les professionnels concernés vous répondent.
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